lundi 30 mars 2009
cette note est-elle assez orientée pourqu'on n'ait pas besoin d'y revenir et qu'on puisse bosser avec le soutien inconditionnel de l'acteur public???
le catalogage improvisé
"c'est bien vous [les libraires] les intermédiaires directs, et légitimes, entre nous et les éditeurs ?" se demande desperate librarian housewife, en commentaire à l'article sur Livres échanges...
Oui, j'en rêve aussi, mais j'avoue : je ne suis pas une pisse-copie... j'ai l'impression que ma vie dans les mots avec les gens s'exprime par le spectacle vivant, la façon dont je parle aux lecteurs, la façon dont j'occupe l'espace en librairie à un instant donné, dont j'agence et je choisis les livres chaque jour, comment j'invente la parole pour lier la personne à ce texte qu'elle ne connait pas. Mais alors ne me demandez pas d'écrire !! C'est comme si je faisais une improvisation en musique et que vous me coupiez pour me demander la partoche...
Comment reproduire la parole vivante et adressée à quelqu'un dans un instant particulier????
Expo bibliophilique

Du 11 avril au 3 mai 2009, "Délires de Livres" 2009 à la Collégiale Saint André - Chartres
Exposition de Livres objets et livres d'artistes - thème : "L'ouverture à traiter en rouge,noir et ou blanc"
Renseignements, liste des exposants avec Galerie : http://www.am-arts.com/
L'occasion aussi de passer à la librairie L'Esperluète rue Noel Ballay en passant...
jeudi 19 mars 2009
sombre vitalité
Nous avons beaucoup de petites maisons d'édition spé théâtres à la librairie, qu'un petit libraire généraliste - genre auquel j'appartenais il y a encore un an et demie - peut avouer sans honte ne pas les connaître toutes, tellement elles sont spécialisées... Je pense à Quartett, ou Color Gang par exemple. C'est dommage car il y a de vraies pépites comme les textes de Sébastien Joanniez qui peuvent être interclassés avec la littérature et dépasser leur genre... car on le sait, le rayon théâtre est difficile à faire vivre en librairie généraliste, il faut ruser...
De temps en temps, en passant devant un rayon, je tend le bras et j'attrape une couv qui m'accroche, un titre qui m'interpelle.
Et c'est comme ça, par un concours de circonstance complètement fortuit et superficiel, que j'ai pris une monumentale claque en découvrant Ximena Escalante, écrivain mexicain qui dit comme personne le ravage et la violence des désirs troubles qui tordent et oppressent. Avec un humour noir ravageur, une écriture serrée et extrêmement belle, tendue et si moderne. (un tour de force du traducteur Philippe Eustachon)Ximena Escalante racontait hier que c'est lors d'une mise en scène de Phèdre, qu'elle suivait, qu'elle a eu envie de réécrire Phèdre. Or le texte ne pouvait pas être modifié, alors ces réécritures ont donné naissance à ce texte d'une troublante vitalité mortifère et étouffante.
Le théâtre mexicain est un théâtre très peu traduit, dont les éditions Le miroir qui fume sont spécialistes. D'ailleurs il n'y a qu'à voir ma sélection spéciale "dramaturges mexicains" sur le site de la librairie pour le constater : une maison d'édition tout à fait indispensable !






