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dimanche 21 novembre 2010

parole vs actes : 1/0

Le site des éditions du Chêne aujourd'hui :
les internautes sont invités à aller sur Amazon dès la page d'accueil
Le livre My Little Paris vient de sortir aux éditions du Chêne. Mis en place largement en librairie, séance de signature à la librairie le Divan, lien direct pour l'acheter sur Amazon en page d'accueil du site de l'éditeur.

Cherchez l'erreur. 

Quand il ne restera plus que quelques gros revendeurs qui asphyxieront les éditeurs, je peux vous assurer que ce sera le meilleur des mondes... à la Haldous Huxley. 

mardi 8 juin 2010

veille ou espionnage ? entout cas, réel besoin de formation des bibliothécaires...


"J'ai une approche strictement pragmatique et j'utilise le meilleur service disponible pour rendre le meilleur service possible à mes "clients", les usagers de ma bibliothèque. Pour cela, je me trouve vers les structures dont je suis moi-même client. Si le service n'est pas là, je vais voir ailleurs." écrivait dbo en réponse à B. Strainchamps qui appelait les bibliothécaires à une pratique éthique de catalogage.


Il n'est pas rare de rencontrer des bibliothécaires qui ne comprennent pas que comme on achète on vote. Peut-être sous estiment-ils le poids économique de leurs décisions et sont-ils inconscients de la formidable possibilité que s'est réservé l'Etat en matière de remise (la remise aux collectivités peut aller jusqu'à 15%, dont 6% est reversé par le libraire au titre du droit de prêt) ... à grands moyens, grandes responsabilités : cette possibilité de remise exceptionnelle ne devrait pas mener à une politique prédatrice d'achat faisant primer uniquement l'appât du gain financier à court terme et du confort personnel, en oubliant le gain social de l'achat local et/ou de l'achat sensé.


Finallement, cette tension libraire/bibliothécaire revient régulièrement, notamment parceque les libraires "traditionnels" ne proposent pas toutes commodités de fonctionnement dont ont besoin les bibliothécaires (mais besoin juqu'à quel point?) .
Je crois notament que si un bibliothécaire vient me demander de l'aider à constituer une bibliographie de livres à acquérir pour un rayon, il risque de passer un sale quart d'heure si je comprends qu'il n'a pas l'intention de commander chez moi et qu'il se servira de mon travail pour faire ses achats ailleurs... j'adore échanger à propos de mon fonds spécifique, accompagner des lecteurs dans leurs découvertes, mais pas s'ils se servrent de moi pour systématiquement acheter auprès de la concurrence, quand même !!

J'aurais donc pu sérieusement botter les fesses de Sophie la DLH si je l'avais prise en flag en train de photographier mes livres à la pelle ou Silvère Mercier... et qu'est-ce que ça va être quand ils auront automatisé la chose en cachette dans mes rayons ! La photographie volée de mes référence est-elle un espionnage commercial quand il n'y a pas de projet de relation commerciale de la part de "l'espion"?? Comment faire payer aux bibliothécaire cette vielle informative que permettent nos rayons et nos livres papier? Les bibliothécaires pensent-ils que la librairie est un service public?


Je propose souvent aux clients (ceux qui achètent régulièrement) un service "à l'ancienne", mais bien pratique : ils font une pile avec les livres qui les intéressent, pour que je leur envoie par mail la liste des code barres des références dans un format qui leur convienne. Mais les bibliothécaire en mission de veille, auraient-ils acheté ces livres dans ma librairie si je leur avais fourni ce service? Sûrement pas, leur politique d'achat ne valorisant pas le potentiel de veille que représente mon rayon et mon savoir faire. Renseigner, transmettre l'envie oui, faire un transfert de compétence sans contrepartie financière, non, il faut pas abuser. Comme quoi, malgré ce qu'écrivait sûrement sincèrement dbo , même si le service est là on va voir ailleurs car le problème est plus compliqué que la satisfaction des besoins.

Mettons nous donc dans la peau des bibliothécaires et essayons de comprendre comment ils peuvent payer ce service qu'ils apprécient et qu'on peut développer pour les aider à bien travailler leurs fonds : proposons des formations par exemple, en permettant à nos libraires de devenir experts reconnus sur certains domaines. C'est d'ailleurs ce qui fait vivre certains libraires spécialisés (mais pas salariés en général...). Investissons dans des douchettes autonomes gracieusement prêtées aux bibliothécaires en compte à partir d'un certain montant, lors de leur visite à la librairie, permettant au libraire de transmettre la liste des références en format importable.
Beaucoup de choses sont à inventer ensemble, mais ce n'est pas facile car peu de libraires sont aussi geek que les bibliothécaires et encore moins peuvent trouver plus de 10mn d'affilée derrière leur ordinateur : ils ne peuvent pas acquérir certaines connaissances en développements informatique qui leur permettraient d'être réactifs sur ces sujets...
Mais la question des opportunités extras que donnent les terminaux mobiles dans cette contrainte de rythme de travail saccadé des libraires , ce sera pour une prochaine fois où je parlerai de l'internet way of bookselling...

vendredi 5 février 2010

Attaque-parade-riposte

Attaque, parade, riposte , c'est l'enchainement typique de base à l'escrime.

En cas d'attaque à la librairie, vous faites quoi? On a tous nos petites façons de contrer l'agressivité quotidienne.

Ma parade : "Pardon, vous pouvez répéter s'il vous plait ?" Variante : répéter la phrase à haute et intelligible voix vous-même "vous dites que...".
-> effet : "be kind, rewind" : là en général, la grossièreté ou le flou de la question apparait évident et le client s'excuse et reprend depuis le début correctement. Particulièrement efficace pour les marmonnements qui se veulent adressés de travers en passant l'air de pas vous avoir parlé ou les remarques désobligeantes à la cantonnade.
La riposte : "Qu'est ce que vous attendez de moi?" (c'est encore mieux quand on peut laisser la personne soliloquer longtemps et qu'on lui lance cette question après 2mn de silence pendant qu'elle se sent bête après sa colère et qu'elle reprend son souffle - ou encore dès la première phrase au lieu de demander ce qui ne va pas, passer tout de suite à la riposte, super pour couper les effets de manche et permettre de continuer ses retours tranquilles par ex ;-)
-> effet : "what else?" alias "n'ayons peur de rien, soyons désinvolte" - et comme souvent les gens qui vous attaquent n'attendent rien que de pouvoir râler et passer leur colère en public, ma foi, c'est assez magique : ils bafouillent et se taisent en général et ça commence souvent par "je sais pas, moi.... oui enfin bon" ou "un échange/remboursement/avoir" auquel cas la réponse coupe pattes est "oui, il vous fallait autre chose?" "non" emballé c'est pesé.

Ca marche avec pratiquement tout, de l'appel incivil genre "hé vous, là-bas" à la question irrespectueuse "non mais c'est quoi ça?" ou "et le livre, il est où?"


Mais bon, parfois, si on se donne la peine de répondre habilement, on peut créer de véritables perles avec le concours des clients, qu'ils en soient remerciés, celà égaye mes w-e et illumine mes semaines encore pour longtemps , ex :

-cliente : - "ils l'ont, ce livre, à la FNAC?"
-libraire : - "je ne sais pas madame, je ne travaille pas avec la FNAC"
- cliente : - "mais enfin, ils l'ont, oui ou non?"
- libraire : - "je ne sais pas, madame, je ne peux pas vous répondre"
- cliente : - "mais enfin, faites un effort"

ENJOY ;-)

mardi 22 septembre 2009

le prix du strapontin sur la toile


Amazon veut être vendeur exclusif sur les sites qui se servent de ses services. (info via Actualitté)

En vérité, qui s'étonnerait qu'Amazon, après avoir capté des parts de marché à coup d'offre de contenus et services associés gratuits afin d'obtenir une place hégémonique, mette en place son retour sur investissement ? Je ne sais pas ce qui m'agace le plus : celui qui écrase ou celui qui clame son indépendance de façon si indignée, que du coup on se demande comment il a pu fonder tout son modèle en complète dépendance technique...

Amazon organisera son retour sur investissement (colossal) , un autre outsider viendra, qui cassera les prix des services ou en proposera d'autres, un peu comme on trouve toujours un discounter qui casse encore plus les prix. Et à ce moment-là, il est à parier qu'Amazon se ralliera à la demande des acteurs du secteur d'avoir une loi cadrante sur le livre numérique sur le modèle du livre papier. Un peu comme les soi disant libérateurs de la culture d'hier par le discount, soutiennent mordicus la loi du prix unique aujourd'hui.

Il suffit d'attendre un peu.

lundi 3 août 2009

Publicité de bas étage

Ce w-e, j'ai reçu un message dans les "notifications" de facebook, cette partie qui vous indique les derniers mouvements qu'ont fait vos "amis", m'invitant à lire un ouvrage en ligne gratuitement car il correspondrait à mes gouts :

"Based on your collection, we thought you would like City of Bones by Cassandra Clare. Through an exclusive deal with the publisher, Visual Bookshelf users can read the entire book for FREE online.
Stephenie Meyer writes: “Dear Edward and Jacob: I adore you both. But I'm spending the weekend with Jace. Sorry!” Who is Jace? Read City of Bones for FREE and find out for yourself."

Ce qui est très drôle, c'est qu'absolument rien dans mon choix de livres pourrait faire penser que j'aimerais ce livre conseillé. Au contraire. J'imagine bien d'ici le service e-marketing travaillant son projet et cochant les cases de sa check-list de la parfaite opération d'e-marketing :

-le message cible l'internaute d'après ses gouts : "based on your colletion.."
-l'internaute a l'impression d'accéder à quelquechose de rare : "an exclusive deal with the publisher"
-le gratuit est le modèle sur le net : "the entire book for free online"
-le conseil informel d'une personne qu'il connait déjà donne de la valeur :"stephanie meyer writes"

Sauf qu'évidemment, ce message est balancé à n'importe qui dont moi et que je considère celà comme du spam maquillé bien grossièrement.... la publicité de masse doit-elle forcément être mensongère et prendre les gens pour des gogos?? Je ne crois pas. Pourquoi ne pas assumer le côté raccoleur et appater le chaland en lui disant simplement que c'est du genre Stefanie Meyer et qu'on peut en faire l'expérience gratuite pendant un temps pour découvrir ce qui a tellement plu à tellement de gens dans ce genre de littérature, genre "et si vous aussi vous aimiez celà? Nous vous invitons sur notre site à vous faire plaisir, essayez gratuitement !".

Tous les éditeurs n'ont pas vocation à faire de la littérature, c'est entendu et je suis la première à lire, vendre et conseiller à mes clients différents livres selon leurs usages, mais voir un éditeur avancer aussi grossièrement et faussement, ça ne me donne vraiment pas envie de lui trouver sa place sur mes étagères s'il se fiche des gens comme ça. De plus en plus, je me dis qu'il vaut mieux avancer avec des éditeurs qui ont un état d'esprit sain et des pratiques respectueuses de leurs auteurs et de leurs lecteurs - et de leurs libraires ;-) - quitte à laisser de côté des perles de catalogues de côté et ne pas avoir certains grands titres en pile. Je viens de voir dans une petite librairie sympa de petite ville du 32% de remise de la part d'un grand diffuseur et je me dis qu'à ce prix là on peut se permettre de mettre en avant bien d'autre chose et que ce diffuseur n'est sûrement pas si indispensable qu'on le croit.

lundi 19 janvier 2009

Le PdP ( prix du pire )



Sans conteste, Parigramme a gagné le prix du pop up le plus raté avec Paris Pop up. Quelques malheureux monuments sont collés à la verticale de la feuille, le tout emballé avec force réclames alléchantes : "découvrez Paris comme vous ne l'avez jamais vu !" ... comme vous ne l'auriez jamais voulu voir, plutôt...

mercredi 17 décembre 2008

Le journaliste irakien qui sommeille en soi

1°/affuter ses armes de destruction maheureusement non massives


Design matin-Quelles chaussures mettre ?-R.Dogniaux
envoyé par dogniaux

(j'ai toujours l'impression que la voix off c'est Boris Vian)

2°/ Et la lancer... (merci Noémie !)

mardi 1 juillet 2008

Pour le livre

Le site dédié à la mobilisation pour le live vient d'être lancé : Pour le livre

"... ce débat [sur les amendements à la loi du prix unique] a révélé au grand jour la volonté de quelques acteurs de remettre en cause à leur profit les équilibres économiques et culturels existants. Ce débat a également mis en avant la nécessité de mieux expliquer les vertus du prix unique du livre, pour la création littéraire, pour les équilibres d’un marché du livre ouvert et pour les lecteurs eux-mêmes. Ce site, qui s’enrichira régulièrement de nouveaux contenus, vise donc à être un lieu d’information et d’échange sur ce sujet, ouvert aux professionnels comme au public."

A suivre, à lire donc.... et surtout à signer

mardi 3 juin 2008

C'est beau comme du Leclerc


Après Thierry Wolton, c'est au tour d'un député, Jean Dionis du Séjour, de se ridiculiser avec des information fausses et incohérentes, franchement drôles quand on connait un peu le secteur, à propos de la loi du prix unique sur le livre, ce qui ne l'a pas empêché de pondre un amendement sur le sujet... Ha, ces gens qui sont séduits par la beauté de leurs propres idées, quel drame pour eux qu'elles soient fausses!

lire l'avis des professionnels du secteur
lire l'avis de la Ministre à ce sujet
l'avis du libraire de Monsieur Dionis (commentaire n°3 sur son blog)

Le spécialiste du slogan beau et faux dans le secteur du livre reste encore Leclerc, mais celà fera l'objet d'un autre message...

(couverture : éditions Arlea)

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